Vivre et galérer ici ou crever dans mon pays

Posted on décembre 31, 2007

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Arrivé jeune de Lomé via Paris. Dépisté à Paris. Mis sous trithérapie.
Les attaches au pays d’accueil.

Attaches sentimentales qui ne dureront que le temps de vous libérer de liens malsains et de vous convaincre que vous pouvez être autonome à Toulouse.

Attaches médicales. « Vivre et galérer ici ou crever dans mon pays » … Mots lâchés un jour en fin de consultation. Qui m’ont fait comprendre à quel point ces choix de vie pouvaient être douloureux. La survie à Toulouse, de travail de manutentionnaire en cours de musique, d’appartements partagés en soirées africaines, et la solitude absolue de celui qui ne peut ni ne veux dire sa maladie.

Le traitement et la prise en charge malgré tout, et les fous rires trimestriels lors de vos coups de téléphone

« Docteur je sais pas si le RDV il est devant ?  »

« Non, il était hier … « 

« Ah, mais docteur j’ai pas d’agenda » ….

Vous représentez, vous et tous les autres qui partagent vos galères, la meilleure des raisons de travailler tous ensemble à ce que les soins puissent vous être prodigués quel que soit le pays dans lequel vous vivrez, et que ce choix de vie ne soit plus un choix de survie.

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