Du fond du coeur de l’afrique

Posted on février 17, 2008

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Aéroport CDG, février 1987. «Bonjour, je serais votre accompagnateur sur ce voyage». Flash….

Bangui, Centre Afrique. Le fleuve, la chaleur, l’eau boueuse, la forêt, l’humidité, l’averse tropicale, les levers de soleil, les nuits à la belle étoile, les enfants partout, la rencontre avec les pygmées, le miroir d’une européenne dans les mains d’un pygmée. Le groupe. La marche, la nage, les plaisirs simples. Les discussions en soirée. La complicité immédiate et partagée. Les contraintes du groupe. La rencontre improbable de deux vies que tout sépare, et en premier les kilomètres. Mon avenir à court terme, mariage, projet professionnel, changement de lieu de vie. Ton absence de projet, ta vie au jour le jour au gré des voyages et des groupes.

Aéroport de Bangui, début mars 87.

«A bientôt»….

«A bientôt ??» …

«Oui, la terre est petite et l’on s’y recroisera peut être» …

Surprise, amusée, et te voilà parti en une pirouette, et je n’ai pas eu d’autre choix que de rire … Et puis un dernier regard croisé par hasard (ou pas, comme tu me le diras plus tard). Ton cœur qui bat….

Septembre 87. Un coup de fil au hasard à ton domicile en France, le jour de ton anniversaire. La reconnaissance immédiate. Ma surprise. Le plaisir de se parler comme si on s’était quittés la veille, tout naturel. L’absence de projet toujours. Ma vie qui se construit.

Et puis tu es reparti …

Novembre 2005. A maintes reprises j’ai pensé à toi et eu envie de savoir ce que tu avais fait de ta vie. Finalement, une adresse et un numéro de téléphone sur le net pourraient bien être les tiens. Le doute. L’émotion. Une carte postale mise au courrier comme une bouteille à la mer.

Et ton coup de téléphone, ta voix, ton rire, submergés tous deux par l’émotion de ces retrouvailles inattendues … les souvenirs à partager, un bout d’histoire à nous que ceux qui nous accompagnent aujourd’hui ne connaissent pas, que seuls nous deux pouvons partager.

Avec toi j’ai vérifié que le temps n’efface ni l’amitié ni l’émotion.

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